En savoir plus avant de partir...
Pays
Plus petit pays du Maghreb : 163 610 km² pour 9,5 millions d'habitants.
Capitale : Tunis 735 000 hab.
République présidentielle depuis 1957.
Président : Zine el-Abidine Ben Ali.
Pays libéral, le premier du Maghreb à reconnaître l'émancipation de la femme.
Pays stable.
Géographie du sud tunisien
La zone centrale de chotts, vastes dépressions salées, dont le 'Chott el Jerid' marque la limite entre le nord du pays et le sud désertique. Ils sont bordés au sud et à l'est par des plateaux rocheux s'élevant en pente douce vers des cuvettes pierreuses et sableuses que bordent des chaînes montagneuses, les monts de Matmata étant les plus élevés (713 m).
Au sud et à l'ouest de ces deux barrières naturelles prennent naissance les dunes du Grand Erg Oriental, immense massif de sable de la partie nord du Sahara qui s'étend vers l'Algérie et la Libye. Il s'étend ainsi sur 400 km du nord au sud et sur 140 km dans sa partie la plus large.
Le désert n'est pas, comme on le pense souvent, un endroit où règne continuellement une température torride. Il se caractérise principalement par sa sécheresse et ses fortes amplitudes thermiques, tant journalières qu'annuelles. On classe les déserts en déserts froids et déserts chauds. Le Sahara, et donc le Grand Erg Oriental, fait partie des déserts chauds.
Le désert tunisien n'est, pour autant, extrêmement chaud qu'en été où il dépasse régulièrement les 40°C. Une brise légère omniprésente rafraîchit agréablement en mi-saison mais rend l'air plutôt frais en hiver. Le soleil est assuré (360 jours de soleil par an !) ; il peut cependant être voilé par le sable lors des tempêtes. Les tempêtes de sable ont lieu en général au printemps, mais elles restent très imprévisibles. Les nuits sont froides.
Températures moyennes dans le désert du sud tunisien
Maxi/Mini en °C
Janv 4/19
Fév 8/20
Mars 10/23
Avril 15/26
Mai 18/29
Juin 21/34
Juil 24/38
Août 24/38
Sept 19/33
Oct 15/26
Nov 9/23
Déc 2/18
Ce sont des températures moyennes. Comme partout ailleurs, il peut y avoir des écarts importants.
Décalage horaire
Aucun décalage horaire.
Durée du voyage
Paris / Tunis : 2 h 10.
Paris / Djerba et Paris / Tozeur : 2 h 40.
Formalités administratives
Passeport en cours de validité, obligatoire.
Pas de visa nécessaire pour les ressortissants français.
Dans l'avion, on vous demandera de remplir une fiche d'identification. Gardez le papier que vous laissera le policier tunisien à l'aéroport bien précieusement, il vous sera demandé à la sortie du territoire.
Langue parlée
L'arabe est la langue officielle. Le français appris à l'école est parlé couramment.
La plupart des nomades ne sont pas allés à l'école. Ils apprennent donc le français au contact des étrangers. Soyez indulgents.
Religion
Pays musulman, très modéré.
Santé
Aucun vaccin exigé. La Tunisie dispose d'équipements sanitaires complets et de bon niveau. Hôpitaux et cliniques sont présents dans toutes les villes, dispensaires dans les villages.
On trouve tous les médicaments usuels français en pharmacie.
Que mettre dans mes bagages ?
Vos bagages vous accompagneront pendant la randonnée. Vous pouvez prendre un sac qui pèsera jusqu'à 15 kg que les dromadaires transporteront, et un petit sac à dos que vous porterez vous-même et dans lequel vous emporterez ce que vous souhaiterez avoir à la main.
Les journées, même en hiver, sont relativement chaudes, alors prévoyez des vêtements légers et adéquats pour la randonnée. Les nuits, cependant, sont relativement froides, et même franchement froides en hiver (un duvet vous protégeant des températures négatives vous sera donc nécessaire).
En ce qui concerne votre hygiène personnelle, vous devrez apporter des lingettes humidifiées pour bébé, des pastilles purifiantes pour l'eau, du papier toilette et un briquet.
Pour ceux qui ont déjà réservé et qui souhaitent se préparer, j'ai fait une liste imprimable (non exhaustive mais suffisante) de ce qui me semble nécessaire à emporter pour une semaine de randonnée chamelière. Sélectionner un lien ci-dessous en fonction du mois de départ :
Le climat désertique se caractérise par des écarts de températures importants entre le jour et la nuit. Cette différence se fait particulièrement sentir en hiver. Il est alors judicieux de prévoir des vêtements que l’on peut superposer, à enfiler et enlever facilement au cours de la journée.
Pour la journée :
Pour la soirée et la nuit :
Je vous conseille de vous changer dès l’arrivée au campement, en prévoyant à la fois la tenue de soirée et de nuit. Encore une fois, superposez les vêtements. Pour vous mettre dans votre duvet, vous quitterez les couches supérieures. Vos vêtements de corps (haut et bas) vous permettront de garder la chaleur accumulée autour du feu. Rien de pire que de se déshabiller dans le froid et d’enfiler un pyjama encore plus glacé ! Il est conseillé de ne pas trop s’habiller dans un duvet. Vous n’aurez pas plus chaud, au contraire. Pour chauffer très vite le duvet, respirez dedans, tout simplement. Très important : pensez aux extrémités : une paire de grosses chaussettes que vous pourrez enfiler sur d’autres plus fines dans la soirée (mais à enlever dans le duvet) et surtout, rester la tête couverte, aussi la nuit, avec son chèche et/ou un bonnet.
Le sable abîme tout, aussi n’emportez pas vos plus beaux vêtements.
Pensez à une tenue non ensablée pour le retour du désert après la douche, c’est plus agréable. Cela peut être la même tenue que pour l’aller. Nous pouvons vous les garder.
L’eau est rare dans le désert. Nous ne nous restreignons ni pour la boisson, ni pour la cuisine, mais nous n’en utilisons pas ou très peu pour la toilette. Vous verrez qu’on s’en passe très bien et qu’on n’est même pas sale au bout de 6 jours. Le sable, si fin qu’il se faufile partout, nettoie sans cesse. Pour une toilette plus proche de nos habitudes occidentales, vous pourrez utiliser des lingettes. Vous pourrez également, comme les nomades, profiter de l’eau lors d’un passage à une source, mais l’usage de tout produit non biodégradable est nocif.
Nous emportons une pharmacie qui sert à couvrir les premiers soins et les désagréments physiques liés à ce type de voyage. Contenu minimum de la pharmacie collective : aspivenin, garrot, bandages, antidouleurs, anti-inflammatoire (gélules et crème).
Tout l’équipement structurel, y compris les couverts, les tapis de sol, matelas et couvertures, est fourni par l’agence.
Le climat désertique se caractérise par des écarts de températures importants entre le jour et la nuit. Cette saison est toutefois la plus agréable quant aux températures, tant dans la journée que la nuit. Il reste cependant judicieux de prévoir des vêtements que l’on peut superposer, à enfiler et enlever facilement au cours de la journée.
Pour la journée :
Pour la soirée et la nuit :
Les températures baissent rapidement au coucher du soleil. Aussi, je vous conseille de vous changer dès l’arrivée au campement, en prévoyant à la fois la tenue de soirée et de nuit. Encore une fois, superposez les vêtements. La nuit, même pour dormir, faites comme les nomades, gardez votre chèche sur la tête, éventuellement avec un bonnet dessous.
Le sable abîme tout, aussi n’emportez pas vos plus beaux vêtements.
Pensez à une tenue non ensablée pour le retour du désert après la douche, c’est plus agréable. Cela peut être la même tenue que pour l’aller. Nous pouvons vous les garder.
L’eau est rare dans le désert. Nous ne nous restreignons ni pour la boisson, ni pour la cuisine, mais nous n’en utilisons pas ou très peu pour la toilette. Vous verrez qu’on s’en passe très bien et qu’on n’est même pas sale au bout de 6 jours. Le sable, si fin qu’il se faufile partout, nettoie sans cesse. Pour une toilette plus proche de nos habitudes occidentales, vous pourrez utiliser des lingettes. Vous pourrez également, comme les nomades, profiter de l’eau lors d’un passage à une source, mais l’usage de tout produit non biodégradable est nocif.
Nous emportons une pharmacie qui sert à couvrir les premiers soins et les désagréments physiques liés à ce type de voyage. Contenu minimum de la pharmacie collective : aspivenin, garrot, bandages, antidouleurs, anti-inflammatoire (gélules et crème).
Tout l’équipement structurel, y compris les couverts, les tapis de sol, matelas et couvertures, est fourni par l’agence.
Il fait chaud à cette saison. Il peut même faire très chaud avec des températures avoisinant les 40°. Les nuits sont habituellement très douces. Toutefois, un orage est toujours possible. Il convient alors de prévoir un vêtement plus chaud au cas où. En règle générale, il est judicieux de prévoir des vêtements légers, si possible en tissu naturel, couvrant pour protéger mais amples pour laisser passer l’air.
Pour la journée :
Pour la soirée et la nuit :
La nuit, même pour dormir, faites comme les nomades, gardez votre chèche sur la tête.
Le sable abîme tout, aussi n’emportez pas vos plus beaux vêtements. Pensez à une tenue non ensablée pour le retour du désert après la douche, c’est plus agréable. Cela peut être la même tenue que pour l’aller. Nous pouvons vous les garder.
L’eau est rare dans le désert. Nous ne nous restreignons ni pour la boisson, ni pour la cuisine, mais nous n’en utilisons pas ou très peu pour la toilette. Vous verrez qu’on s’en passe très bien et qu’on n’est même pas sale au bout de 6 jours. Le sable, si fin qu’il se faufile partout, nettoie sans cesse. Pour une toilette plus proche de nos habitudes occidentales, vous pourrez utiliser des lingettes. Vous pourrez également, comme les nomades, profiter de l’eau lors d’un passage à une source, mais l’usage de tout produit non biodégradable est nocif.
Nous emportons une pharmacie qui sert à couvrir les premiers soins et les désagréments physiques liés à ce type de voyage. Contenu minimum de la pharmacie collective : aspivenin, garrot, bandages, antidouleurs, anti-inflammatoire (gélules et crème).
Tout l’équipement structurel, y compris les couverts, les tapis de sol, matelas et couvertures, est fourni par l’agence.
Les questions qu'on se pose... et qu'on n'ose pas toujours poser...
Si, le désert de Tunisie est bien le vrai Sahara. Il fait partie du Grand Erg Oriental, partie orientale du plus grand massif de dunes du nord du Sahara. Le Grand Erg Oriental se trouve dans sa plus grande partie sur le territoire algérien et tunisien. En Tunisie, il s'étend sur environ 400 km de long et 140 km de large. Le complexe de dunes entremêlées prend naissance dès sa bordure, sans zone de transition. Il est limité au nord par le Chott el Djerid, grand lac salé, et à l'est par le massif montagneux de Matmata. Son altitude varie de 100 à 300 m et ses dunes peuvent dépasser 100 m de haut.
Non, même si le désert tunisien fait partie du Grand Erg Oriental, le paysage varie entre les zones de dunes, les cuvettes avec de nombreux buissons et arbustes, les dépressions salées, les sols plus rocailleux, les zones montagneuses. Chaque jour est différent, même chaque massif de dunes est différent.
Non, c'est nettement moins fatigant que de marcher dans le sable mou sur une plage ou de faire une randonnée en montagne. A part sur un des versants de la dune, le sable est plutôt dur. De plus, les dénivelés sont réduits : on progresse soit entre les dunes entrelacées, soit sur les crêtes. Le rôle du guide est de choisir le chemin le plus adapté pour la caravane, c'est-à-dire le plus plat et le plus stable.
Ensuite, libre à chacun de préférer le chameau.
Le but de la méharée ou de la randonnée chamelière n'est pas de faire un exploit sportif. Nous avançons au rythme lent et régulier de la caravane et nos marches journalières sont entrecoupées de haltes et d'une sieste généreuse. Nous ne marchons jamais plus de 3 heures par demi-journées.
Le guide et les chameliers choisissent le chemin le plus facile pour leurs dromadaires et donc aussi pour nous. Chacun est libre ensuite de choisir un chemin plus sportif.
Faites juste quelques balades les week-ends précédents votre départ qui permettront de vous dérouiller. Cela vous permettra éventuellement d'être sûr du confort de vos nouvelles chaussures.
Les méharées d'une semaine à partir de Douz (niveau *) sont tout à fait adaptées aux enfants de plus de 8 ans qui aiment la nature et sont habitués à la marche. Les difficultés sont ici réduites et Douz est rapidement accessible en cas de problème ou d'inadaptation totale. Il y a pour eux une foule de choses à découvrir : le désert, sa faune et sa flore, mais aussi et surtout le mode et l'art de vie des nomades. Les chameliers seront aux petits soins pour eux. Avec eux, ils pourront s'occuper des dromadaires, aider aux tâches légères de la vie quotidienne. Nous emmenons des ânes pour eux. Ils seront ainsi autonomes, pourront choisir de marcher ou monter sur le dos de l'âne à volonté. Bien sûr, ils pourront aussi aller à dos de dromadaire.
C'est aussi les confronter à une autre culture, pleine de traditions et de valeurs, très loin de notre société de consommation.
Une lecture à conseiller, avant et après le voyage : Le petit prince de Saint-Exupéry.
Il n'y a pas vraiment de limite d'âge. Tout dépend de votre santé et de votre forme physique.
Si vous marchez régulièrement et facilement (une dizaine de kilomètres dans la journée est un bon repère), si vous n'avez pas trop de difficulté à vous asseoir par terre et à y rester, si vous n'avez pas de problème de santé qui nécessite un recours médical urgent, alors vous pouvez sans problème faire une méharée de niveau *. Ceux qui randonnent en montagne et sont capables de faire 20 kilomètres dans la journée peuvent opter pour les autres méharées. Il faut juste garder à l'esprit que plus on est éloigné de Douz, plus les secours sont loin.
En été, oui, mais nous n'organisons pas de méharées à cette saison. De novembre à avril, il ne fait jamais trop chaud dans la journée et une brise légère quotidienne rafraîchit l'atmosphère.
En octobre et avril-mai, il peut faire assez chaud, mais l'air sec rend la chaleur tout à fait supportable. De plus, les heures les plus chaudes correspondent aux heures de sieste, à l'ombre d'un arbuste ou sous la tente berbère.
En effet, les nuits d'hiver (décembre à mars) sont froides. De plus, les rosées nocturnes sont fréquentes. Mais avec un bon coupe-vent plus une couverture que l'on vous installera sur les jambes, vous ne risquez pas de geler autour du feu. Le duvet doit bien sûr être adapté aux grands froids. Pour les gros frileux, il faudra vous mettre à la danse. Quant à la nuit, vous serez bien au chaud, emmitouflés dans votre duvet et entre les couvertures fournies. En octobre et en avril-mai, il fait par contre toujours bon la nuit.
Remarque : Sous l'influence de la Méditerranée, les courtes pluies ne sont pas rares en automne, hiver et printemps. Pas de panique. La tente berbère, tissée de poils de chameau et de chèvre ne laisse pas passer l'eau. Et quel émerveillement le lendemain matin de découvrir plein de minuscules pousses qui n'attendaient que ces quelques gouttes pour montrer leur nez !
C'est vrai qu'il y en a, mais de novembre à avril, ils sont en quasi hibernation, car ce qui est pour nous une chaleur agréable est pour eux un froid glacial. Les risques de piqûres ou de morsures ne sont pas plus grandes que chez nous si on suit les quelques règles de bon sens données par le guide : ne pas marcher pieds nus dans les zones de steppes et nulle part la nuit, ne pas laisser son duvet ouvert, vérifier ses chaussures et ses vêtements avant de les enfiler, retourner les pierres avec un bâton ou sa chaussure fermée au lieu de les prendre directement à pleine main, éviter de manger sous la tente, etc…
Derrière une dune ou un buisson - on a le choix pour le lieu et pour la vue -, en n'oubliant pas de brûler ensuite son papier.
On peut utiliser le sable - on s'y baigne avec délice, pas comme dans le sable poisseux de nos plages ! - … ou en version plus douce, les lingettes humides pour bébé. Vous découvrirez de toute façon avec étonnement que vous êtes moins sale après 6 jours dans le désert qu'après une journée à Paris.
Sous la tente berbère collective, à l'abri du vent et de la rosée matinale, avec un matelas fourni... ou sous la voûte étoilée - hôtel personnel mille étoiles - qui donne droit au même matelas.
Des plats typiques de la Tunisie du sud, préparés avec des aliments frais par un cuisinier local et pas trop épicés pour nos palais délicats. Tous les jours, du pain cuit dans le sable, le “kisra”.
- Au petit déjeuner : pain, beurre, confiture, fromage et thé, café ou chocolat
- Au déjeuner : plat chaud avec pain, fruit, suivi du traditionnel thé
- Au dîner : soupe, couscous ou autre plat typique avec pain, fruit; suivi du traditionnel thé
De l'eau de source ou de puits, que chacun assainit avec des pastilles purifiantes. Il n'y a pas de risque de maladie, l'eau est potable et claire. Les chameliers la boivent d'ailleurs sans aucun traitement.
Tout changement de nourriture peut causer des troubles digestifs chez certaines personnes. Tous les aliments consommés sont bouillis ou lavés à l'eau potable. On peut faire une totale confiance aux chameliers qui savent bien mieux que nous éliminer les agents pathogènes.
Aucune vaccination n'est obligatoire pour la Tunisie. Vérifiez cependant que vos vaccins sont bien à jour. Eventuellement faites-vous vacciner contre l'hépatite virale A et la thyphoïde.
Tout est compris dans votre circuit, hormis les boissons à l'hôtel, les dépenses personnelles et les pourboires d'usage.
Circuits dans le désert : Vous devrez payer les boissons à l'hôtel le premier et dernier jour. Avant de partir pour votre circuit dans le désert, il est préférable d'acheter une ou deux bouteilles d'eau (ce sont les chameaux qui les portent !) que vous pourrez remplir au fur et à mesure avec l'eau que l'on vous fournira sur place (eau de source ou de puits) et dans lesquelles vous rajouterez une pastille désinfectante. Il est d'usage de donner un pourboire au guide et aux chameliers en fin de circuit, usage qui n'est en rien obligatoire. Vous aurez aussi certainement envie d'acheter des souvenirs avant de repartir. C'est à Douz que vous trouverez tous les vêtements, chaussures et objets sahariens, à des prix corrects, le tourisme n'y ayant pas encore fait trop de ravages.
Vous ne pouvez obtenir de dinars tunisiens qu'en Tunisie. Attention à ne pas trop changer d'argent : le dinar n'est pas exportable.
Vous êtes accueillis après votre passage à la douane. Vous nous reconnaîtrez dans le hall de sortie grâce à notre pancarte. On vous conduira au véhicule qui vous transportera jusqu'à votre hôtel. Là, votre guide ou le chef de l'agence locale vous accueillera et répondra à vos premières questions.
Nous avons choisi d'éviter les grands hôtels anonymes plutôt adaptés au tourisme de masse. A chaque fois que nous le pouvons, nous privilégions les hôtels familiaux en nous assurant cependant de la propreté et d'un minimum de confort avec toilettes et douche.
On ne peut comparer les prix d'appel de dernière minute des hôtels de bord de mer qui cherchent par tout moyen à remplir leurs chambres vides en hiver avec le coût des prestations pour les méharées dans le désert où c'est la haute saison. Seul le tourisme de masse permet de faire baisser les prix. Nous travaillons avec des partenaires locaux que nous choisissons pour leur sérieux et leur fiabilité et non pas pour leurs prix bas. La logistique qui permet une sécurité sans faille en plein milieu du désert ne se brade pas. Le travail de nos guides et chameliers se paie à un prix correct qui leur permet de faire vivre leur famille.
Lundi 21 fevrier 2000
Je me réveille tôt ce matin. Un petit coup d'oeil derrière les rideaux : le soleil brille déjà. Comme c'est agréable après toutes ces journées pluvieuses ! Ouh, par contre, il fait froid...
Ma compagne de chambre est aussi réveillée. Douche - la dernière avant 6 jours, il faut en profiter ! -, habillage - "Qu'est-ce que tu mets, toi ? Il fait froid dehors.", bouclage des bagages - ne pas oublier l'appareil photo et la crème solaire dans le sac à dos de la journée -, et nous voici fin prêtes pour le petit déjeuner.
Le buffet est très appétissant et très complet. Il y en a vraiment pour tous les goûts : pain et viennoiseries, diverses confitures, une pâte à tartiner tunisienne à base de fruits secs pilés (délicieux, mais très sucré et consistant), oeufs durs ou à la coque, fromage, petites rondelles de tomates et de concombre, olives… Je mange copieusement ; je ne sais pas ce qu'on aura dans le désert !
Nous avons rendez-vous à 9 heures dans le hall de l'hôtel avec le guide. Tout le monde est là, impatient. 9 h 15, toujours personne. Il va falloir s'habituer aux horaires tunisiens. Certains vont au bar s'acheter des bouteilles d'eau supplémentaires, d'autres s'installent au bord de la piscine… Il fait bon maintenant, je me mets en T-shirt.
9 h 30 : le guide arrive et nous partons tout de suite rejoindre l'équipe des chameliers. Là, c'est tout à coup le rush. Les chameliers prennent nos bagages pour les mettre en place sur les dromadaires, le guide suit cela de tout près et arrive au passage à nous aider à mettre notre chèche et nous partons, tous à pied derrière les dromadaires. Pas le temps de se remettre de la crème ! A quelques minutes de là, dès la première dune, nous sommes quelques uns à sortir nos appareils photos. "Non, pas maintenant, ce n'est pas beau encore !". Le guide le sait mieux que nous, mais tant pis, j'en prends une quand même dès qu'il a le dos tourné.
Premier arrêt peu de temps après pour monter sur les dromadaires. Je ne suis pas très rassurée : c'est haut ces bêtes-là ! Un chamelier m'aide à m'asseoir sur le dromadaire couché, me montre où me tenir et fait lever le dromadaire… Je suis projetée vers l'arrière puis vers l'avant, ou peut-être l'inverse, je ne sais plus, mais finalement, je me retrouve perchée, saine et sauve, sur le dos de l'animal. Et nous voilà repartis, en caravane, vers l'immensité du désert…
Pause pour le déjeuner. Descendre du dromadaire est encore plus impressionnant que d'y monter. La vue n'est pas mal de là-haut, ce n'est pas désagréable ce ballottement, mais je crois que je préfère la station debout, pieds sur terre. Les chameliers s'activent pour décharger les dromadaires, préparer à manger. Ce midi, au menu, salade tunisienne et orange. C'est frais, léger, très agréable après mon pantagruesque petit-déjeuner. Certains ont dû moins manger que moi ce matin, ils se reservent plusieurs fois. Pour faire la vaisselle, on doit utiliser le sable. On croit à une blague, mais non, ça lave super bien ! Il faut juste le faire avant que la sauce ne sèche. Impeccable aussi pour se laver les mains après l'orange bien juteuse. Une petite sieste dans le sable, un thé vert pour nous réveiller, et nous repartons, la plupart à dos de chameau, d'autres à pied.
Le paysage est magnifique cet après-midi : dunes de sable blond tout autour de nous sous un ciel d'un bleu intense… Ce n'est pas si difficile que ça de marcher dans le sable. Il est plus dur que le sable de nos plages. De temps en temps, il est tout mou : on grimpe une dune sans problème et on engage d'un bon pas la descente et hop, on s'enfonce.
En haut d'une dune, on aperçoit soudain une étendue d'eau. C'est un chott, un lac salé. On a de la chance, les chotts sont souvent asséchés. Plus en s'en approche, plus le sel craque sous nos pieds. On fait une pause à côté du lac. Le décor est extraordinaire : des roches de sel blanches, du sable blond, le bleu de l'eau…
Je suis épuisée mais remplie d'images inoubliables quand on s'arrête le soir vers 17 heures. Ceux qui étaient sur les dromadaires sont contents aussi de pouvoir soulager leur derrière. Les dromadaires déchargés, chacun s'affaire à ses occupations : recherche d'un coin toilette derrière une dune ou un arbuste, recherche d'une place pour installer son duvet, lecture sur une dune isolée… Pendant ce temps, les chameliers se sont occupés des chameaux, ont monté la grande tente berbère, sont allés chercher du bois pour le feu, le cuisinier a commencé la cuisine, le guide a installé les couvertures autour du feu, à l'abri d'une dune.
Nous sommes installés à la lisière des dunes, dans un endroit plat, avec de nombreux buissons et arbustes dont se nourrissent les dromadaires. Le sable prend une belle teinte orangée avec le jour déclinant. Nous regardons le soleil se coucher derrière les dunes. Superbe bouquet de couleurs… Dans ce moment de calme, je commence à me rendre compte que je suis dans le Sahara. Un oiseau sautille près de nous. Des scarabées noirs se pressent. Un petit lézard sort d'un buisson. La nuit tombée, la vie commence dans le désert.
Le froid commence à se faire sentir. Nous nous approchons du feu. Le cuisinier s'affaire autour des deux faitouts sur le feu. Ca sent très bon. Un chamelier sort une flûte, un autre commence à chanter. Il fait de plus en plus froid. Le guide nous apporte des couvertures. Les étoiles apparaissent, petit à petit.
Je regarde le cuisinier préparer le couscous. C'est impressionnant. Il installe le haut du couscoussier avec la semoule et le fait adhérer hermétiquement au bas avec un long tissu mouillé. Dès que la vapeur sort, il vide la semoule dans un plat et l'émiette, à la main, sans se brûler. Il la remet dans le couscoussier pour une seconde cuisson.
Entre temps, la soupe nous a été servie. Délicieusement parfumée et pas trop épicée pour nos palais délicats. Cela fait un bien fou dans ce froid. Plus personne ne parle. Le couscous est également exquis. Je suis repue ! Et réchauffée.
Après l'orange, les chameliers sortent leurs instruments de musique : flûte , bendir et darbouka. Nous tapons des mains au rythme de leurs chansons. Un chamelier se lève et se met à danser autour du feu. Il nous invite à le suivre. Mais la journée a été riche en émotions et dès 9 heures, les premiers vont se coucher, bientôt suivis par le reste du groupe.
Cette nuit, je dormirai sous la grande tente berbère. Beaucoup ont choisi de s'installer à la belle étoile pour profiter des étoiles et de la lune qui vient de se lever.
Club 100 pour Toujane - Tunisie : association dont le but est de favoriser la scolarisation et la scolarité des enfants de Toujane en apportant une aide financière et matérielle à l'école primaire
Festival de Douz : site officiel de la ville de Douz et de son Festival International du Sahara
Dar Bibine : Dar Bibine est une maison d'hôtes idéalement située au coeur de la médina préservée d'Erriadh qui enchantera votre découverte de l'île de Djerba.
Article paru dans Cyberpresse le 2005-01-24 :
Sahara tunisien, La caravane passe
Véronique Couzinou, collaboration spéciale, La Presse
Le 30 janvier prochain, le Sahara va renouer avec une des grandes traditions de son passé, pas si lointain: le convoyage de dattes fraîches et de vivres à travers tout le désert tunisien, de Douz (aux portes du Sahara) à Bordj el Khadra, une oasis à la frontière algéro-libyenne.
Cette aventure a été imaginée par l'agence de voyages Sahara Tunisie, spécialisée dans les séjours sahariens. Une dizaine de caravaniers mèneront une vingtaine de dromadaires à travers les beautés immémoriales du désert pour un trajet de 400 kilomètres et 57 jours de voyage, sur les traces des écrivains qui ont foulé les dunes de sable du plus grand désert du monde, les Rimbaud, Théodore Monod ou Isabelle Eberhardt.
Huit étapes sont prévues, on pourra prendre la caravane (méharée) en cours de route et se frotter aux vieilles traditions du désert, comme le partage de dattes avec les peuples nomades rencontrés aux oasis. En un mot, il faudra laisser les contraintes sociales de notre monde moderne aux portes du Sahara, beaucoup trop lourdes à porter dans un tel voyage! Tous ceux qui voudront aller à la rencontre de la méharée pourront se joindre au convoi ou simplement partager un verre de thé chaud, et apporter eux aussi quelques offrandes (vêtements, par exemple) qui seront données aux nomades rencontrés. La caravane ne vendra rien, n'achètera rien, faisant simplement du troc à l'occasion, comme autrefois.
----------------------------------------------------------------------------------------------------
Communiqué de presse publié le 2005-01-02 sur Rando-Trekking.com
Une caravane de dattes s'apprête à quitter Douz
Le Sahara revit. En affrétant une caravane traditionnelle pour un voyage de 57 jours à travers le désert tunisien, Sahara-Tunisie offre aux fervents du désert une expérience aussi bien originale qu'inoubliable.
Chargée de dattes et des vivres nécessaires pour 26 jours d'autonomie, elle quittera l'oasis de Douz le 30 janvier 2005 sous les youyous d'un cortège d'adieu. Suivant un chemin ancestral connu par quelques anciens seulement, elle reliera Bordj el Khadra, dernière oasis aux frontières algéro-libyennes, quelques 400 km de sables plus au sud. Après un ravitaillement complet au souk, elle prendra le chemin du retour pour atteindre Douz - inch'Allah ! - le 27 mars.
Les points d'eau ponctuent le parcours, haltes obligées de chaque voyage saharien. Les quelques tribus vivant encore dans le désert seront peut-être au rendez-vous en ces lieux de rencontre. Les dattes, offertes en présent, permettront de nouer un lien amical. Après les salutations d'usage et les trois thés traditionnels, la caravane repartira, délestée de quelques kilos de ces fruits mielleux.
La caravane incarne la mémoire encore vivante des anciens qui la guideront et permet de transmettre avec sens une culture et des savoirs ancestraux aux jeunes générations sédentaires. Pas moins de 25 chameaux de bât et 5 méhara menés par 10 caravaniers et leur guide s'apprêtent à quitter Douz. D'autres s'y joindront peut-être, souhaitant connaitre ou revivre une tradition millénaire.
Si le Sahara fascine d'abord par ses sables infinis et son absolu silence, c'est la rencontre avec les hommes qui l'habitent qui imprime durablement notre être. Des peuples ont su construire une vie dans cette terre des plus inhospitalières et faire d'un simple feu un foyer chaleureux. En partageant leur vie le temps d'une caravane, la traversée du désert est bien plus qu'une expédition, elle devient initiation.
Si vous aussi vous souhaitez faire partie de cette fabuleuse aventure, le temps d'une étape ou pour l'itinéraire entier, retrouvez de plus amples informations sur le site sahara-tunisie.com.
Sahara-Tunisie est spécialiste des méharées traditionnelles dans le désert tunisien.
En savoir plus…
Caravane saharienne. Sur les pas des écrivains voyageurs.
< http://www.sahara-tunisie.com/rando/caravane/index.htm >