Les questions qu'on se pose... et qu'on n'ose pas toujours poser...
Si, le désert de Tunisie est bien le vrai Sahara. Il fait partie du Grand Erg Oriental, partie orientale du plus grand massif de dunes du nord du Sahara. Le Grand Erg Oriental se trouve dans sa plus grande partie sur le territoire algérien et tunisien. En Tunisie, il s'étend sur environ 400 km de long et 140 km de large. Le complexe de dunes entremêlées prend naissance dès sa bordure, sans zone de transition. Il est limité au nord par le Chott el Djerid, grand lac salé, et à l'est par le massif montagneux de Matmata. Son altitude varie de 100 à 300 m et ses dunes peuvent dépasser 100 m de haut.
Non, même si le désert tunisien fait partie du Grand Erg Oriental, le paysage varie entre les zones de dunes, les cuvettes avec de nombreux buissons et arbustes, les dépressions salées, les sols plus rocailleux, les zones montagneuses. Chaque jour est différent, même chaque massif de dunes est différent.
Non, c'est nettement moins fatigant que de marcher dans le sable mou sur une plage ou de faire une randonnée en montagne. A part sur un des versants de la dune, le sable est plutôt dur. De plus, les dénivelés sont réduits : on progresse soit entre les dunes entrelacées, soit sur les crêtes. Le rôle du guide est de choisir le chemin le plus adapté pour la caravane, c'est-à-dire le plus plat et le plus stable.
Ensuite, libre à chacun de préférer le chameau.
Le but de la méharée ou de la randonnée chamelière n'est pas de faire un exploit sportif. Nous avançons au rythme lent et régulier de la caravane et nos marches journalières sont entrecoupées de haltes et d'une sieste généreuse. Nous ne marchons jamais plus de 3 heures par demi-journées.
Le guide et les chameliers choisissent le chemin le plus facile pour leurs dromadaires et donc aussi pour nous. Chacun est libre ensuite de choisir un chemin plus sportif.
Faites juste quelques balades les week-ends précédents votre départ qui permettront de vous dérouiller. Cela vous permettra éventuellement d'être sûr du confort de vos nouvelles chaussures.
Les méharées d'une semaine à partir de Douz (niveau *) sont tout à fait adaptées aux enfants de plus de 8 ans qui aiment la nature et sont habitués à la marche. Les difficultés sont ici réduites et Douz est rapidement accessible en cas de problème ou d'inadaptation totale. Il y a pour eux une foule de choses à découvrir : le désert, sa faune et sa flore, mais aussi et surtout le mode et l'art de vie des nomades. Les chameliers seront aux petits soins pour eux. Avec eux, ils pourront s'occuper des dromadaires, aider aux tâches légères de la vie quotidienne. Nous emmenons des ânes pour eux. Ils seront ainsi autonomes, pourront choisir de marcher ou monter sur le dos de l'âne à volonté. Bien sûr, ils pourront aussi aller à dos de dromadaire.
C'est aussi les confronter à une autre culture, pleine de traditions et de valeurs, très loin de notre société de consommation.
Une lecture à conseiller, avant et après le voyage : Le petit prince de Saint-Exupéry.
Il n'y a pas vraiment de limite d'âge. Tout dépend de votre santé et de votre forme physique.
Si vous marchez régulièrement et facilement (une dizaine de kilomètres dans la journée est un bon repère), si vous n'avez pas trop de difficulté à vous asseoir par terre et à y rester, si vous n'avez pas de problème de santé qui nécessite un recours médical urgent, alors vous pouvez sans problème faire une méharée de niveau *. Ceux qui randonnent en montagne et sont capables de faire 20 kilomètres dans la journée peuvent opter pour les autres méharées. Il faut juste garder à l'esprit que plus on est éloigné de Douz, plus les secours sont loin.
En été, oui, mais nous n'organisons pas de méharées à cette saison. De novembre à avril, il ne fait jamais trop chaud dans la journée et une brise légère quotidienne rafraîchit l'atmosphère.
En octobre et avril-mai, il peut faire assez chaud, mais l'air sec rend la chaleur tout à fait supportable. De plus, les heures les plus chaudes correspondent aux heures de sieste, à l'ombre d'un arbuste ou sous la tente berbère.
En effet, les nuits d'hiver (décembre à mars) sont froides. De plus, les rosées nocturnes sont fréquentes. Mais avec un bon coupe-vent plus une couverture que l'on vous installera sur les jambes, vous ne risquez pas de geler autour du feu. Le duvet doit bien sûr être adapté aux grands froids. Pour les gros frileux, il faudra vous mettre à la danse. Quant à la nuit, vous serez bien au chaud, emmitouflés dans votre duvet et entre les couvertures fournies. En octobre et en avril-mai, il fait par contre toujours bon la nuit.
Remarque : Sous l'influence de la Méditerranée, les courtes pluies ne sont pas rares en automne, hiver et printemps. Pas de panique. La tente berbère, tissée de poils de chameau et de chèvre ne laisse pas passer l'eau. Et quel émerveillement le lendemain matin de découvrir plein de minuscules pousses qui n'attendaient que ces quelques gouttes pour montrer leur nez !
C'est vrai qu'il y en a, mais de novembre à avril, ils sont en quasi hibernation, car ce qui est pour nous une chaleur agréable est pour eux un froid glacial. Les risques de piqûres ou de morsures ne sont pas plus grandes que chez nous si on suit les quelques règles de bon sens données par le guide : ne pas marcher pieds nus dans les zones de steppes et nulle part la nuit, ne pas laisser son duvet ouvert, vérifier ses chaussures et ses vêtements avant de les enfiler, retourner les pierres avec un bâton ou sa chaussure fermée au lieu de les prendre directement à pleine main, éviter de manger sous la tente, etc…
Derrière une dune ou un buisson - on a le choix pour le lieu et pour la vue -, en n'oubliant pas de brûler ensuite son papier.
On peut utiliser le sable - on s'y baigne avec délice, pas comme dans le sable poisseux de nos plages ! - … ou en version plus douce, les lingettes humides pour bébé. Vous découvrirez de toute façon avec étonnement que vous êtes moins sale après 6 jours dans le désert qu'après une journée à Paris.
Sous la tente berbère collective, à l'abri du vent et de la rosée matinale, avec un matelas fourni... ou sous la voûte étoilée - hôtel personnel mille étoiles - qui donne droit au même matelas.
Des plats typiques de la Tunisie du sud, préparés avec des aliments frais par un cuisinier local et pas trop épicés pour nos palais délicats. Tous les jours, du pain cuit dans le sable, le “kisra”.
- Au petit déjeuner : pain, beurre, confiture, fromage et thé, café ou chocolat
- Au déjeuner : plat chaud avec pain, fruit, suivi du traditionnel thé
- Au dîner : soupe, couscous ou autre plat typique avec pain, fruit; suivi du traditionnel thé
De l'eau de source ou de puits, que chacun assainit avec des pastilles purifiantes. Il n'y a pas de risque de maladie, l'eau est potable et claire. Les chameliers la boivent d'ailleurs sans aucun traitement.
Tout changement de nourriture peut causer des troubles digestifs chez certaines personnes. Tous les aliments consommés sont bouillis ou lavés à l'eau potable. On peut faire une totale confiance aux chameliers qui savent bien mieux que nous éliminer les agents pathogènes.
Aucune vaccination n'est obligatoire pour la Tunisie. Vérifiez cependant que vos vaccins sont bien à jour. Eventuellement faites-vous vacciner contre l'hépatite virale A et la thyphoïde.
Tout est compris dans votre circuit, hormis les boissons à l'hôtel, les dépenses personnelles et les pourboires d'usage.
Circuits dans le désert : Vous devrez payer les boissons à l'hôtel le premier et dernier jour. Avant de partir pour votre circuit dans le désert, il est préférable d'acheter une ou deux bouteilles d'eau (ce sont les chameaux qui les portent !) que vous pourrez remplir au fur et à mesure avec l'eau que l'on vous fournira sur place (eau de source ou de puits) et dans lesquelles vous rajouterez une pastille désinfectante. Il est d'usage de donner un pourboire au guide et aux chameliers en fin de circuit, usage qui n'est en rien obligatoire. Vous aurez aussi certainement envie d'acheter des souvenirs avant de repartir. C'est à Douz que vous trouverez tous les vêtements, chaussures et objets sahariens, à des prix corrects, le tourisme n'y ayant pas encore fait trop de ravages.
Vous ne pouvez obtenir de dinars tunisiens qu'en Tunisie. Attention à ne pas trop changer d'argent : le dinar n'est pas exportable.
Vous êtes accueillis après votre passage à la douane. Vous nous reconnaîtrez dans le hall de sortie grâce à notre pancarte. On vous conduira au véhicule qui vous transportera jusqu'à votre hôtel. Là, votre guide ou le chef de l'agence locale vous accueillera et répondra à vos premières questions.
Nous avons choisi d'éviter les grands hôtels anonymes plutôt adaptés au tourisme de masse. A chaque fois que nous le pouvons, nous privilégions les hôtels familiaux en nous assurant cependant de la propreté et d'un minimum de confort avec toilettes et douche.
On ne peut comparer les prix d'appel de dernière minute des hôtels de bord de mer qui cherchent par tout moyen à remplir leurs chambres vides en hiver avec le coût des prestations pour les méharées dans le désert où c'est la haute saison. Seul le tourisme de masse permet de faire baisser les prix. Nous travaillons avec des partenaires locaux que nous choisissons pour leur sérieux et leur fiabilité et non pas pour leurs prix bas. La logistique qui permet une sécurité sans faille en plein milieu du désert ne se brade pas. Le travail de nos guides et chameliers se paie à un prix correct qui leur permet de faire vivre leur famille.